L'Asie du Sud-Est
Le projet
On dirait qu’il y a toujours un contexte qui fait qu’on part en Asie du Sud-Est. C’est une sorte d’attirance de l’inconnu mélangé avec une attirance pour le dépaysement, mais plus important encore, c’est un contexte humain qui fait qu’on veut aller concevoir sa vie à partir de là-bas. À tout le moins, c’était le cas pour moi.
Après une rupture amoureuse (de la personne avec qui j’étais supposé aller en Asie justement), je ne savais plus trop si mon projet tiendrait. En fait, je m’étais promis que j’irais quand même, mais je n’avais jamais voyagé seul et encore moins pendant une longue période de temps. J’y allais probablement par orgueil. Mais desfois, la vie s’arrange pour vous. C’est ce qui est arrivé quand j’ai finalement convaincu un ami de venir avec moi.
Le coup de départ a été donné : On partait pour un total de 94 jours en débutant par la Chine, puis à Hong Kong, en Thailande, au Laos, au Vietnam et finalement au Cambodge.
Note importante pour les voyageurs potentiels : Planifiez du temps avant votre départ pour obtenir vos visas. Le sentiment de ne pas avoir reçu par le poste son passeport avec les visas pour la Chine et le Vietnam 48 heures avant le départ n’est pas le meilleur ‘feeling’ !
On dirait qu’il y a toujours un contexte qui fait qu’on part en Asie du Sud-Est. C’est une sorte d’attirance de l’inconnu mélangé avec une attirance pour le dépaysement, mais plus important encore, c’est un contexte humain qui fait qu’on veut aller concevoir sa vie à partir de là-bas. À tout le moins, c’était le cas pour moi.
Après une rupture amoureuse (de la personne avec qui j’étais supposé aller en Asie justement), je ne savais plus trop si mon projet tiendrait. En fait, je m’étais promis que j’irais quand même, mais je n’avais jamais voyagé seul et encore moins pendant une longue période de temps. J’y allais probablement par orgueil. Mais desfois, la vie s’arrange pour vous. C’est ce qui est arrivé quand j’ai finalement convaincu un ami de venir avec moi.
Le coup de départ a été donné : On partait pour un total de 94 jours en débutant par la Chine, puis à Hong Kong, en Thailande, au Laos, au Vietnam et finalement au Cambodge.
Note importante pour les voyageurs potentiels : Planifiez du temps avant votre départ pour obtenir vos visas. Le sentiment de ne pas avoir reçu par le poste son passeport avec les visas pour la Chine et le Vietnam 48 heures avant le départ n’est pas le meilleur ‘feeling’ !
Ni Hao !
Après le vol Mtl-Toronto, il y a le vol Toronto-Beijing. Oh, qu’on est tannés d’être dans l’avion quand on arrive, mais en même temps, c’est la dernière attache qu’on a avec la maison parce que quand on entre dans l’avion, c’est le Canada. Quand on en sort, c’est un peu différent.
On passe la douane et nos visas sont acceptés (peut être que le fait de ne pas toucher au panneau avec boutons pressoirs devant le douaniers sévère indiquant si nous sommes contents du service que nous recevons y est pour quelque chose). Tout d’un coup, on ne comprends plus personne. En fait, on a l’impression que tout le monde se ressemble aussi (les asiatiques pensaient la même chose de mon ami et moi qui étions châtains). On ne peut plus lire l’alphabet… Tout ce qu’on voit, c’est la pancarte ‘Exit’ qui nous pousse inexorablement vers la sortie, l’inconnu.
Heureusement pour nous, j’avais trouvé un contact sur couchsurfing.com (CS) pour nos premiers jours en Chine. Comme la vie fait parfois des fleurs, cette personne devait arriver d’un vol environ au même moment que nous alors nous l’avons rencontré à l’aéroport et nous sommes partis vers sa demeure. Quel soulagement !
En arrivant au centre-ville, on nous a remis des clés. En gros, le couple avait plus d’un logement et ce logement de 4 pièces était inhabité alors ils nous le prêtait pour le temps qu’on serait à Beijing. Parfois, on reçoit des fleurs, parfois on reçoit des pots. Cette fois-ci, on a reçu un bouquet au complet !
On a visité la cité interdite, la place Tianamen, le palais royal, les jardins, le centre ville… On voulait en profiter parce que ça avait pris presqu’une demi journée se rendre en ville. Quand on ne parle pas le mandarin et qu’on se retrouve dans un endroit avec absolument aucun touriste ni personne qui parle l’anglais, il peut être laborieux de trouver le métro (qui était finalement à 15 minutes de marche de l’appartement).
Nous avons vu les sites pendant la journée et nous sommes allés manger avec nos hôtes pour le souper. Nous avons découvert plus tard durant notre périple chinois que lorsqu’on ne parle pas mandarin et qu’on est loin des places touristiques, on ne sait pas trop ce qu’on commande et on ne sait pas trop ce qu’on mange. Quand il y a des photos, on pointe ce qui a l’air bon esthétiquement. Sinon, on pointe les assiettes des gens aux tables voisines des nôtres. Heureusement, les chinois que nous avons croisés étaient tous très patients, très compréhensifs et très souriants devant notre situation.
Nous sommes ensuite allés voir la muraille de chine (en autobus publique pour le plaisir de se débrouiller et pour sauver de l’argent) et sommes allés chez un autre contact CS pour les 2 nuits suivantes (pour ne pas abuser de l’hospitalité). Nous avons pu voir la vie nocturne de Beijing avec ses clubs extravagants et démesurément chers pour un pays communiste. Parlant du mot ‘communiste’, je tiens simplement à mentionner que certains endroits ne nous étaient pas ouverts (quartiers défavorisés de la ville) et que notre blog sur wordpress était bloqué, mais à part de cela, nous n’avons subi aucune pression et n’avons été impliqué dans aucun évènement déplaisant, quel qu’il soit.
Après Beijing, nous avons pris le train pendant 15 heures vers Xi’an pour voir l’armée de guerriers de terre cuite (phénoménal). Nous avons dormi chez un autre contact CS avant de prendre le train pendant 18h vers Shanghai, le centre financier. Nous avons trouvé un petit hotel où nous avons rencontré un argentin et un américain qui voyageaient ensemble. Ils sont devenus des amis instantanément. Quelques jours plus tard, nous avons pris le train pendant 22h pour nous rendre à Guangzhou. On a voyagé local comme les gens locaux. Dans les couchettes à 3 lits superposés et à manger des nouilles piquantes avec nos amis de l’instant qui riaient avec nous sans que nous puissions communiquer par le langage. Heureusement, ce n’est pas parce qu’on ne pouvait pas leur parler qu’on ne pouvait pas communiquer.
À Guangzhou, nous sommes allés chez l’ami de Montréal que j’avais vu en Autriche (petit monde). Nous sommes restés avec lui quelques jours et nous sommes allés à Hong Kong, où tout le monde parlait anglais. Hong Kong est vraiment comme New-York, mais avec seulement des gens aux cheveux noirs ! Une super découverte.
Les Thaïlandais plantent le riz
Koh San road a été un choc culturel. Nous étions loins des touristes à vivre avec les Chinois pendant des semaines et tout d’un coup, nous arrivons au milieu d’une jungle de touristes, une communauté de blancs. Les gens crient, les gens boivent à toute heure, les gens font ce qu’ils veulent… Très loin de la culture chinoise que nous découvrions quelques heures auparavant.
Nous sommes restés près de Koh San pendant 3 jours pour découvrir Bangkok, ses temples et ses Tuk-tuk, puis nous sommes partis vers le nord, soit Lop Buri (la ville aux singes), Phitsanulok (les temples) et Sukhotai (encore plus de temples). Nous voyagions avec les moyens les moins dispendieux et nous avons loué des vélos sur place pour explorer les temples qui étaient vraiment intéressants.
Au gré des rencontres, nous étions maintenant rendus 4 (avec un français et une suissesse). Nous avons donc décidé en groupe de se rendre vers la frontière de la Birmanie pour sortir des sentiers battus. Nous avons remonté les pistes et le temps pour découvrir une Thaïlande intacte de l’invasion occidentale. Il fallait faire arrêter les autobus en faisait des signes de main pour capter leur attention et on ne savait jamais combien de temps on attendrait avant le prochain, mais les découvertes ont été savoureuses.
Nous avons remonté jusqu’à Chiang Mai pour observer une ville du nord pleine de surprises. Que ce soit le marché de nuit, les routes avoisinantes, le monastère bouddhiste dans la montagne ou les bars avec chansonniers, j’ai eu un coup de foudre pour l’endroit.
Nous sommes ensuite allés vers Mae Hong Son pour faire de la randonnée (oui, il y a des sangsues, mais aussi des singes sauvages, des crabes (!?), des tarentules, des oiseaux fabuleux et plusieurs autres curiosités naturelles).
Après, ce fut le tour de Pai pour notre détente (et les bars) avant de nous diriger vers le Laos, là où le temps arrête vraiment.
Good morning Vietnam
Choix numéro 1 : Prendre l’avion pour environ 150$ et être à Hanoi en 1h30.
Choix numéro 2 : Payer environ 30$ pour prendre le bus pendant 28 heures vers Hanoi.
Oui, nous avons pris le choix numéro 2 non seulement à cause de notre budget infime, mais par goût d’aventure. Et de l’aventure, nous en avons eu !
Après près de 30 heures dans un autobus mal climatisé et mal entretenu, nous sommes arrivés dans la capitale du Vietnam. Nous y avons déposé nos sacs et avons exploré la ville pendant quelques jours, soit jusqu’à ce que le frère de mon ami (un autre ami) vienne nous rejoindre pour la fin de notre aventure (6 semaines).
Nous avons bu la bière à 15 sous le verre dans la rue et avons passé un bon moment (en plus, évidemment, de voir les sites connus comme la Baie d’Halong). Nous sommes ensuite allé vers Sapa (quel endroit magnifique), puis vers le sud.
Nous avons rencontré en revenant de Sapa 3 filles du Québec auxquelles nous avons dit aurevoir en pensant ne jamais les revoir. Nous avons été surpris d’être dans le même hotel qu’elles à Hué alors nous avons exploré ensemble les environs ainsi que Hoi An.
Note : La plongée sous-marine au Vietnam est très intéressante.
Après avoir passé un très bon temps avec elles, nous leur avons dit aurevoir en pensant ne jamais les revoir. Nous sommes allés à la plage, puis à Ho Chi Min Ville (Saigon). Ensuite, ce fut les deltas du Mékong pour remonter vers le Cambodge.
Encore vous ?
Quand une personne un peu douteuse demande les passeports de tous les passagers du bateau qui arrive au Cambodge en disant qu’il n’y a pas de problème, il y a toujours un petit serrement au cœur. Mais bon, il n’y avait finalement réellement aucun problème.
Nous sommes arrivés au Cambodge, plus précisément à Phnom Pen, où nous avons visité la ville et ses curiosité culinaires. Pendant notre voyage, nous avons goûté pratiquement tous les mets traditionnels (Plusieurs repas chinois resteront à jamais inconnus), notamment les plats épicés, très épicés et ridiculement épicés. Nous avons aussi mangé toute la nourriture de la rue que nous avons trouvé, probablement du chat, du chien du pigeon, du rat, etc. Ultimement, en Asie, tout se mange jusqu’à preuve du contraire. Nous avons donc été à la fois fascinés et dégoutés de voir des serpents à manger. Pour les lecteurs sensibles, je vais éviter de développer sur le sujet, mais en gros, ce n’est pas si mal que ça.
Après la capitale, nous sommes allés voir les temples de Angkor, qui étaient simplement fabuleux. Le combat entre la nature et les pierres est unique au monde et doit être vu de tous.
Un soir, alors que nous prenions des nouvelles sur internet, nous avons remarqué que les 3 filles du Vietnam étaient dans la même ville que nous au Cambodge. Nous leur avons donc donné rendez-vous et avons exploré d’autres temples ensemble. Le monde est petit.
Quand une personne un peu douteuse demande les passeports de tous les passagers du bateau qui arrive au Cambodge en disant qu’il n’y a pas de problème, il y a toujours un petit serrement au cœur. Mais bon, il n’y avait finalement réellement aucun problème.
Nous sommes arrivés au Cambodge, plus précisément à Phnom Pen, où nous avons visité la ville et ses curiosité culinaires. Pendant notre voyage, nous avons goûté pratiquement tous les mets traditionnels (Plusieurs repas chinois resteront à jamais inconnus), notamment les plats épicés, très épicés et ridiculement épicés. Nous avons aussi mangé toute la nourriture de la rue que nous avons trouvé, probablement du chat, du chien du pigeon, du rat, etc. Ultimement, en Asie, tout se mange jusqu’à preuve du contraire. Nous avons donc été à la fois fascinés et dégoutés de voir des serpents à manger. Pour les lecteurs sensibles, je vais éviter de développer sur le sujet, mais en gros, ce n’est pas si mal que ça.
Après la capitale, nous sommes allés voir les temples de Angkor, qui étaient simplement fabuleux. Le combat entre la nature et les pierres est unique au monde et doit être vu de tous.
Un soir, alors que nous prenions des nouvelles sur internet, nous avons remarqué que les 3 filles du Vietnam étaient dans la même ville que nous au Cambodge. Nous leur avons donc donné rendez-vous et avons exploré d’autres temples ensemble. Le monde est petit.
Les vacances à la fin du voyage
Comme notre voyage arrivait tranquillement à sa fin (il restait un peu plus de deux semaines), nous avons décidé d’aller dans les plages de la Thaïlande pour finir notre voyage en vacances.
Nous avons rencontrés d’autres Québécois en nous rendant à Koh Tao pour nos cours de plongée alors nous avons pu négocier un tarif imbattable (nous étions 7 personnes pour prendre des cours alors nous avons eu le prix du gros).
Plongée de nuit, plongée profonde, plongée d’orientation, plongée dans un aquarium avec une visibilité de 30 mètre et une eau à 28 degrés… Toutes les conditions étaient là. La vie était belle et nous repensions à toutes nos expériences des derniers mois. Voyager, c’est aussi échanger.
Quand on commence un voyage, on ne fait que rencontrer des gens qui sont plus avancés dans leur périple, mais à mesure qu’on trace, on devient cette personne qui est plus avancé et qui peut donner des conseils aux nouveaux. C’est comme un condensé de la vie (non pas en comparant avec l’âge d’une personne, mais avec son vécu et son expérience).
Après Koh Tao, ce fut le tour de notre dernière destination avant le retour à la maison, soit Koh Phi Phi. Je m’étais promis de voir la plage du film ‘The Beach’ alors je suis allé la voir. Maya bay est intéressante pour son symbolisme dans le film, mais avec les hordes de touristes qui s’y trouvent, c’était loin d’être la plus belle plage de l’endroit ! Mais je voulais quand même la voir et je l’ai vu.
Nous avons fait de l’escalade sur Phi Phi Lee et avons apprécié de bons repas sur la plage ainsi que les fameux buckets avant de nous rendre à l’évidence… C’était le temps de retourner à la maison…
Philosophie du retour
Le sac à dos est lourd quand on part, mais il est léger quand on revient. Pourtant, pendant tout le voyage, on ne fait qu’ajouter des expériences dans notre sac. C’est un paradoxe du voyage il faut croire.
Je crois que le fait de voyager nous fait grandir, mais il ne faut pas oublier que le retour fait aussi parti du voyage. Le moment où on se dit ‘ok, je retourne à la maison’ est un aboutissement de pleins d’histoires et d’aventures. Quand on est triste de retourner, c’est soit parce qu’on a pas profité et qu’on le regrette, soit qu’on a profité à fond et qu’on ne veut pas que ça se termine.
Triste de retourner, mais heureux de ce qui a été vécu, je suis retourné à Montréal à la fin de l’été pour une nouvelle session scolaire. Tous les voyages sont uniques, mais l’Asie a été par son timming dans ma vie, par le temps passé sur les lieux, par les rencontres uniques que j’ai faites et par les sentiments que j’y ai vécus un voyage qui a transformé ma façon de voir les choses et qui peut-être m’a transformé moi comme personne aussi.
Vous pouvez aussi visualiser ce texte sur le site de Nic Dumesnil au www.nicdumesnil.com/asie.html
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